samedi, juin 10, 2006

Futchabol

LA coupe du monde vient de commencer, pile au moment où je dois rendre mes mémoires. Quoi?! Roland Garros suffisait peut-être pas?! Il fallait qu'on m'envoie une autre épreuve de volonté, en plus, au cas où Nadal ne m'aurait pas encore achevé?

J'ai donc hier regardé les deux premiers matches de la coupe du monde, en entier, et même, pour le deuxième, on a mis une pizza au four et on a bu de la Staropramen. Je dois dire que l'Allemagne ne m'a pas franchement emballé et que malgré les 6 buts de la rencontre d'ouverture contre le Costa-Rica, je me suis vraiment emmerdé. Rien de construit, des hasards et des contres, des erreurs... En revanche, c'était déjà beaucoup plus agréable de regarder Pologne-Equateur, même si je suis un peu désolé du score. Les deux équipes jouaient bien, sans trop de déchet, c'était sympa de regarder la construction de l'attaques etc. Plutôt content le Petre, même si au même moment il aurait du penser sérieusement à Theodore Roosevelt et à sa "big stick" policy, la politique du gourdin.

Mais le début de la coupe du monde pose toujours des questions difficiles, des dilemmes, et avant tout, QUI supporter?
Même si, comme tous les journaux français, ainsi que tous les supporters, je chauvinise au point de paternaliser sur l'équipe de France (putain qu'est-ce que j'en ai marre du point quotidien sur la santé et l'état de forme des Bleus...), j'avoue que mon coeur balance pour d'autres équipes.

Et oui, c'est mathématique: si les Bleus se font sortir, qui supporter? Le dernier mondial nous a donné une certain expérience en la matière, et quand la défait fut venue, les cigales françaises n'avaient aucune équipe vers qui se tourner, à part le Brésil, puisque si Ronaldo pouvait jouer c'était grâce à je ne sais plus quel chirurgien français.

Et bien moi, j'ai donc pensé aux solutions de rechange: si je perds mes jouets, où en trouver d'autres?

Je supporterai donc la République tchèque, forcément, surtout depuis que Clément a un maillot de hockey de l'équipe Tchèque, qu'on va mettre au mur pour faire mieux. Mais si la République tchèque est éliminée?
Moi qui ai toujours aimé les malheureux, les outsiders, les gens qu'on attend pas, je serais bien pour crier en faveur du Portugal, de l'Argentine, la Côte d'Ivoire ou de la Pologne (même si après le match d'hier, là c'est compromis).

Argentine... France...

























Bon, ben je crois que le dilemme est réglé.


jeudi, juin 08, 2006

Alex (bis)

Emporté dans mon désir de ne pas travailler, j'ai continué à faire des Alex tout à l'heure, après avoir fini mon case study de refugees in international law. Il faut dire que j'avais besoin d'une pause dessin, je commençais à avoir mal à la tête, et envie de vomir.

J'ai donc fait trois autres Alex, puis je les ai scanné et redimensionné, ce qui m'a donné pile le temps de re avoir mal à la tête et re-avoir envie de vomir, de quoi prendre une nouvelle pause, quoi.

Promis, après ceux-ci je me calme. Mais vous savez comme sont les enfants; un peu comme les chats avec les oiseaux attrapés, ils ont un nouveau jouet, ils jouent longtemps avec, puis ils s'y désintéressent sans l'avoir complètement cassé.

Aujourd'hui, Alex s'intéresse à l'environnement, mais aussi au téléchargement.




Cliquez pour agrandir, évidemment.


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Et pour me donner du courage, en ce moment c'est ça que j'écoute. En boucle. Vive le funk.
Wild Cherry "Play that funky music"






Alex, l'alter-mondialiste

Mon petit coeur des champs, Olga elle-même, a reçu il y a quelques temps d'une certaine Chloé, de l'université Masaryk, le challenge de faire une bande dessinée et de la mettre sur son blog. Une petite histoire. Après s'être longtemps cassée la tête, elle a fait un truc très rigolo inspiré d'un fait réel, une soirée passée chez des gens de Sciences Po la bouche pleine de "redistribution", d'idéal", et d'anti-libéralisme, les murs pleins de Che Guevara.

Une fois le challenge accompli, Olga a donc demandé à Kate, Dominik, et à moi-même de faire un petit mickey sur nos blogs respectifs. Je suis donc le premier de nous trois à s'y coller, et ça n'a pas été facile. J'ai d'abord penser décrire la relation qui unit Olga à son chien et me laisse un peu de côté, puis j'ai pensé, bêtement, à une semaine à Prague avec elle, entre ses amis à cheveux longs, ses amis intellectuels, son chien, sa mère, sa famille...

Puis je me suis dit que j'allais finalement faire ce que je voulais accomplir avec Tique, le journal satirique de Sciences Po Dijon (RIP). J'ai donc dessiné un premier Alex, puis en ai fait deux suivants, puis deux ratés.

En voici donc trois. Le premier, puis les deux suivants, où je trouve les traits de mon personnage.











Cliquez pour les agrandir.

Donc, pour perpétuer l'idée de donner à des gens des dessins à faire, je demande instament à Chachou, Vincent, PJ, Basile, Franswa, Wrath, ainsi qu'à La Fille, si elle passe dans le coin, de prendre un papier un stylo, ou bien paint, ou bien des images toutes faites auxquelles ils ajoutent des bulles, et de les mettre sur leurs blogs.

mercredi, juin 07, 2006

Cecilia


Il y a maintenant bientôt deux semaines, on a baptisé, civile siouplaît, ce petit bout. Je suis le parrain, et comme elle a l'air pleine de malice, de vie et d'intelligence, je trouve qu'ils ont bien fait de me choisir pour la parrainer. L'équilibre est rétabli.



Cliquez ici pour télécharger le MP3






Cliquez ici pour télécharger le MP3



Et en bonus je vous offre un petit mickey qui décrit parfaitement bien notre vie en colocation, à Clément et à moi, chez Boulet Corporation.

mardi, juin 06, 2006

Roland Garros

En 1997, platré du pied au menton à cause d'une jambe cassée, mes parents m'avaient traité comme un roi; mon frère et mon père s'étaient tué le dos à monter la grosse télé 16/9 du salon dans le "bureau" (la maison a deux entrées, une principale, portail jardinet, porte, séjour-salle à manger et le reste, et une seconde, anciennement une boutique de fleuriste accolée à la maison principale, qui a sa propre entrée et qui est le bureau.). J'y avais mon lit, ainsi qu'une petite barre au-dessus de laquelle pendait un trapèze pour me permettre de me relever en tirant mon corps prisonnier du sarcophage de résine. Je passe sur les préoccupations qu'un être raffiné n'aurait pas manqué de soulever dans les commentaires, type les besoins naturels.

J'avais donc un mois à passer dans mon sarcophage, entre mi-mai et mi-juin, et c'était idéal, parce que alors que tout le monde travaillait pendant le journée, je restais seul dans le lit avec la télé devant moi et sa télécommande à portée. Et puis j'avais aussi des cours de Français, maths, histoire et anglais pour pas perdre trop non-plus.

Mais comme moi, vous savez que la télé la journée, ça n'a franchement aucun intérêt. Sauf que entre mai et juin, c'est Roland Garros. Et donc, voilà qu'à 11 ans et demie je découvrais Roland Garros, et je m'enthousiasmais pour Guga, et sa première victoire Porte d'Auteuil.

Bon, évidemment, c'est pas complètement passé inaperçu que je ne faisais que regarder Roland Garros au lieu de faire le malade sérieux qui utilise le peu d'heures où il n'est pas comateux-crevé-un peu vivant mais pas trop à travailler ses maths. Mon père mis donc la télécommande sur la télévision (c'est à dire à environ 3m de moi), et c'est ainsi que j'ai pu commencer ma rééducation, en étant obligé de me lever de mon pied non sarcophagé, et de m'aggriper au mur pour me traîner jusqu'à la télé prendre la télécommande, et, le soir venu, vers 18H, faire l'inverse, et me recoucher prestement avant que l'un des parents, mais enfin surtout mon père, ne rentre du travail.

Les cris désespérés d'un joueur trop loin de la balle au moment d'un amorti, les soupirs d'ours d'un Guga tapant dans la balle d'un énorme coup droit de fond de cour, Jean-Paul Loth... Je suis vite devenu un adepte.

Les temps ont passé, et aujourd'hui, on joue pour une place en demies. Internet s'est développé, et je peux ainsi regarder les résultats en direct, mais pas les coups, pas les cris, pas les commentaires de Guy Forget.


Roland Garros, empêcheur de réviser son bac en rond, ni ses examens de Sciences Po, ici ça n'existe pas.

samedi, juin 03, 2006

Top10


Salut les amis,

Certains d'entre vous sont arrivés en cours de route. D'autres cherchent juste des infos et ils se sont souvenus qu'un jour dans leur vie ils se sont dit en lisant mon blog que ça pourrait le servir, mais ils ne peuvent retrouver l'info.
D'autres, des admirateurs, ou alors un égocentrique dans mon genre, se disent que tout de même, parmi cette deux-centaine de notes présentes sur ce blog, certaines sont à publier au panthéon de l'écriture.
D'autres encore s'en foutent complètement, mais un jour ils chercheront des infos sur Bratislava, pour briller en société, et alors ils seront bien contents de pouvoir aller chercher ça dans la catégorie "mes voyages"

Bref, les catégories que je mets désormais à droite vous permettront de revisiter les meilleurs moments de ce blog, et qui sait, toi éditeur itinérant, à les imprimer et à les passer à tes amis. Ou pas.

Et égocentrique comme je suis, je ne résiste point à laisser en-dessous de ce message les notes qui selon moi sont les mieux foutues du blog.

Y a des fois, j'vous jure, ou la bibliothèque universitaire
Berceuse, ou Olga part de Prague
La Poule au pot: déjeuner chez les grands-parents
Signal; faible, le wi-fi dans une journée de ma vie.
Même pas mort; -15°C et le sauna
Un Français c'est sexy, 1ere rencontre avec Zdenka
Bratislava, et bien...
Vouiffff, Le chien d'Olga
Pas trop envie. Pas trop bien, Dijon c'est fini
"Puisque tu laisses au vent le soin..."

Dites-moi vos préférés, je vous dirai qui vous êtes.

vendredi, juin 02, 2006

Porsche

J'ai fait cette nuit un rêve fort désagréable. Je conduisais une porsche.

En fait, c'est bien entendu plus complexe que ça. Je ne sais pour quelle raison, je suis allé au golf, avec quelqu'un. En sortant, avec une coupe de champagne à la main, je m'apprête à monter dans la porsche de mon père (qui roule en fait en C5), lorsqu'une très jolie fille me demande de la raccompagner, ce qui est la moindre des choses. Alors, le premier truc qui va pas, c'est que le levier de vitesses est au niveau des pieds. J'espère secrètement que c'est une boite de vitesses automatique, ça m'aurait arrangé. En fait le problème s'estompe, je démarre, et en fait je me mets à rouler très lentement, évidemment. La jolie fille se plaint qu'elle ne monte pas dans une porsche pour rouler comme dans une fiat, alors, une fois sur l'autoroute qui sépare St-Germain en Laye de Paris, je me mets à appuyer sur le champignon. Et là, la voiture ne veut pas décélérer! J'ai beau appuyer sur la grosse pédale, celle qui est là pour freiner, que dalle!

Alors je fais du slalom, je manque d'écraser un mec qui est là pour nettoyer la route, et ça continue à accélerer. Et quand j'arrive dans le tunnel de Saint-Cloud, il y a plein de petits enfants, et évidemment, je ne peux pas les éviter.

Arrivé chez moi je suis bien évidemment inquiété par la police, mais en fait la porsche ayant disparu, je change de sujet dans mon rêve.

Me revoilà sur l'autoroute A13 aux abords de Paris, cette fois-ci à la place du mort dans la C5 de mon père, et c'est mon père qui conduit, dans les embouteillages. Il voit un type qu'il connaît dans une autre voiture, et l'invite à prendre le champagne à la maison, puisqu'il veut l'inviter à diner. Mon père veut que je mange une pomme, mais il veut que je la mange à l'arrêt. Alors il s'arrête au dessus d'un escalier. Je vous explique: l'escalier est situé sur la bande d'arrêt d'urgence et descend. Mais il est creusé DANS la bande d'arrêt d'urgence, ce qui veut dire que la voiture de mon père est au-dessus de l'escalier, deux roues de chaque côté du trou. Evidemment, la voiture se casse la gueule, et une fois qu'on est en bas, il faut trouver un moyen de remonter vers l'autoroute.

On voit un autre grand escalier, très très pentu, avec des voitures dessus, mais une successions de petits tunnels sous l'escalier. On s'y dirige, et je décide de monter par l'escalier à pieds, pendant que mon père monte en voiture par les petits tunnels. On arrive en haut, et là dans une espèce de forêt d'arbres un peu morts, on doit continuer à monter, sans écraser les touristes qui descendent.

On arrive sur un plateau, et pas du tout sur l'autoroute, et de ce plateau, on voit en fait une multitude d'autoroutes, pleins de bouts de routes partout, poussiéreux, sans aucune voiture etc. Bref, loin de l'image de la A13 d'avant qu'on tombe dans l'escalier en voiture.

Là mon père me demande de ne pas l'abandonner si près du but, ce dont je, et on redescend pour trouver l'accès à la vraie autoroute.


Et je me réveille.

jeudi, juin 01, 2006

Je fiiiiiiiile

Lu sur le forum de sciences-po:

"Personnellement, c'est surtout les gens que j'ai pas supporté, le côté bobo branché septième arrondissement j'ai 17 ans je vais gouverner le monde, ou encore je suis au bde i have got the power, tous ces débordements de prétention, les gens avec qui tu fais des exposés qui te parlent plus le lendemain, les "salut, tu vas bieeeeen, je fiiiiiile"....Tout ce fatras d'identités empruntées, de sourires contraints, de superficialité, de vide."



Je sens que ça va être jouasse l'année prochaine. Heureusement, je ne compte pas faire "marketing et communication", ou bien "Carrières internationales". M'enfin...

mardi, mai 30, 2006

Fantasia

Vous savez, parfois je me rends bien compte que je verse vraimen typiquement dans une espèce d'intellectualisme-mais-pas-trop nostalgique, type le mec qui revisite son enfance avec l'oeil du BoBo qui voit l'art partout, surtout là où il n'y en a pas. Ce week-end m'a donné l'occasion d'affûter cette image un peu bon chic bon genre à la rue, le mec qui dans dix ans ira à la nuit du Zapping pour voir Casimir.

Ce week-end, entre autres événements marquants, j'ai revu Fantasia. Fantasia, alors que les crétins se disputent entre le Livre de la jungle et le Roi Lion, est le meilleur Disney jamais dessiné. A travers quelques grandes oeuvres musicales, par Bach, Beethoven, Tchaïkowsky, Stravinsky ou bien Dukas ou encore Schubert, Disney s'est dit qu'il allait construire des histoires.

Histoires différentes, musiques différents, dessins différents. Musiques illustrant d'ores et déjà un conte, musique écrite pour elle-même...

Et quand j'étais petit, mes passages préférés étaient bien entendu Casse-noisette de Tchaïkowsky, et notamment la danse de la fée Dragée, illustrée par des petites fées qui réveillent la nature au petit matin, allumant les fleurs, puis la colorant pour l'Automne, et la déshabillant pour l'hiver. L'autre passage préféré était évidemment celui, pendant la 6eme symphonie de Beethoven, où les centaures mâles vont au marché des centaures femelles, pendant que des petits Satyres jouent de la flûte de Pan, et que des angelots font les couples, attendant que Bacchus vienne donner le départ de la fête.

Puis il y a les passages qui me barbaient, mais aujourd'hui j'en aime la musique, comme l'ouverture avec la Toccata de Bach. Et puis ceux qui m'emmerdaient que je passe toujours en vitesse accélérée, comme celui où on fait se gondoler la piste sonore.

Mais franchement, j'étais bouche-bée.

Et en 1940 on avait même pas encore inventé le LSD.

lundi, mai 29, 2006

HLM

Vu sur lemonde.fr

Le groupe UMP à l'Assemblée nationale envisage de dispenser les villes de construire 20 % de HLM minimum si elles proposent des aides à l'accession à la propriété. Est-ce une initiative…

Nombre de votants : 6498
… bienvenue, cela peut offrir aux ménages modestes une perspective d'accession à la propriété .
39.1 %

… ou malvenue, cela remet en cause le principe d'un seuil minimal obligatoire de logement social défini par la loi.
56.8 %

Sans opinion.
4.2 %



Le mieux ne serait-il pas de proposer aux maires de France de pouvoir mixifier les logements? C'est à dire ne pas faire un "quartier 100% HLM" / "Quartier tranquille". 20% de HLM dans chaque immeuble. Ou 10%.
La mixité sociale, ça se fait entre les enfants qui jouent au foot dans la cour de l'immeuble. ça se fait lors des fêtes de voisinage, dans les cages d'ascenseur...

A Boulogne, Boulogne-Nord (Roland Garros, Porte d'Auteuil, Bois de Boulogne) ne connaît pas le Pont de Sèvres. Et réciproquement. Et ce n'est pas parce qu'on a plein de HLM au Pont de Sèvres que le Pont de Sèvres se sent plus aidé, plus intégré...

dimanche, mai 28, 2006

Dr Foucauld, Mr Fester

J'ai toujours essayé, pendant mes tendres études, de voir le bon côté des choses. Adepte de l'histoire de France par San-Antonio, j'avais à 13 ans un faible pour l'époque de Louis XIV, uniquement parce que dans la toilettes de la maison trônait un arbre généalogique des Rois de France, et que j'y ai vu que Le Roi Soleil aurait eu plein d'histoires coquines à raconter.
Ensuite, j'ai beaucoup aimé les Rois Maudits, mais sans plus, ayant découvert la version fictive avant de songer à m'intéresser à la vraie. Celle qui eut vraiment lieu.

Tout cela a évidemment disparu avec l'âge, et d'un intérêt bon-enfant succéda une prise de conscience spécialiste et bien sérieuse que tout ce qui n'a pas de rapport avec la politique influence bien plus la politique, et donc l'histoire, que les idées elles-mêmes. Personne ne niera que l'opération de la Baie des Cochons a été un échec lamentable uniquement parce que, alors qu'il était censé la préparer, Kennedy était au lit avec Marilyn Monroe.

J'ai décidé aujourd'hui, pour les jeunes lecteurs qui nous écoutent, d'appliquer ces sages principes pédagogiques à la philosophie. Aviez-vous remarqué que Michel Foucault ressemblait à s'y méprendre à Christopher Lloyd dans la Famille Adams?

Si, si, voyez plutôt:



Et pour les plus grands, les comme mon Grand-père, mon père, mon coloc ou moi-même, il reste Schopenauer.


Ah... si je m'avais eu en prof de philo...

mercredi, mai 24, 2006

Putain d'cheveu blanc

Mon premier cheveu blanc

Je l'ai arraché tout à l'heure. Sans pitié. Je voulais juste me mettre un peu d'eau sur la tête quand tout d'un coup, à la lumière de la lampe de la salle de bain d'Olga, j'ai vu un reflet un peu blanc. Juste une impression. Pourtant, après avoir fait le tri dans ma tignasse, j'ai fini par le repérer, ce fautif.

Alors, pour répondre à la question de la blonde, là, ben tu prends une pince à épiler, tu resserres le bout sur le cheveu en question, puis tu tires. Parce que les cheveux poivre et sel à la Josef ça fait classe, mais un pauvre petit cheveu blanc perdu au milieu de la masse brune, ça fait un peu comme si la Faucheuse venait faire ses dents, comme dit si bien Renaud.


J'ai eu sa peau. J'ai une pince. J'attends les autres.

lundi, mai 22, 2006

Homer

"Pardon Pierre", "Pousse-toi mon amour", "Ah, désolé tu peux bouger?", "Pardon", "Euh... s'il te plaît...?", "Tu veux pas changer de place là?", "qu'est-ce que t'es chiant mon amour!!", "t'as déjà mangé ton yaourt?!", "il ne reste rien?!"...

Hum.

Il ne vous est jamais arrivé, genre de temps à autres, de vous dire que vous êtes un peu trop souvent au mauvais endroit au mauvais moment? A Dijon, ce n'est pas exactement ça. Disons juste que je suis un peu en décalage.
Je lave une poele pile au moment où Alice aurait besoin de faire un truc avec l'évier. Je mange un yaourt, le dernier, deux minutes avant qu'Olga en ait envie, mais comme je l'ai fini en 15 secondes je n'ai même pas la possibilité de lui en passer la moitié. D'aucuns diraient juste que j'affirme ma propre personnalité, un peu comme ces enfants de 3 ans qui se sentent obligés de courir dans les jambes des grands pour pouvoir avec délectation se précipiter le nez en premier contre un coin de mur pour s'éclater la tronche et hurler afin de signaler qu'il est là.

Sauf que je ne cherche pas du tout à être encombrant, voyez. En tout cas c'est pas conscient, parce que ça arrive vraiment dans des situations très improbables. On est allé au cinéma voir Da Vinci Code, qu'on peut voir jusqu'à la dernière demie-heure, où ça devient franchement n'importe quoi, et là, j'ai parlé avec ma voisine, Charlotte. Ben oui, parce que c'était un peu nul la fin. Surtout le "- Sophie, vous êtes la dernière descendante de Jésus-Christ!"
"- C'est pas possible!"
Bref, ben ça a suffit à énerver Alice et Monika, et moi je me suis senti comme ce personnage dans les films, celui qui a les bras le long du corps, les main en arrière, le ventre en avant, et qui se regarde le menton en disant "grmmlfoughfrou... Désolé..."

Pas plus tard que samedi, dans une soirée chez Nicolas, alors que Justine vient de partir en hurlant un truc inaudible et en pleurant, je pense pouvoir détendre l'atmosphère par un petit "Délicieux ce pain d'épice. Je vais reprendre du pain d'épice. Quelqu'un veut du pain d'épice?"
Et bien même après ça, j'ai eu l'impression d'avoir déclenché une tempête polaire dans l'assistance. J'essayais pourtant d'être léger!

Pareil, alors que nous parlions du mythe selon lequel quand on fait une grimace et que quelqu'un te tape dans le dos la grimace reste à jamais sur le visage de l'impétrant, sujet passionnant, je me suis permis un "Ah, ben Paul il faisait un petit groin avec ses doigts sur son nez quand on l'a tapé dans le dos!"
Bon, ben ça non-plus, à part Laurent (pas celui de Varsovie, un autre), personne n'a trouvé ça particulièrement opportun. Alors que franchement, c'est drôle, non?

Et aujourd'hui c'était vraiment pitoyable. Je faisais des blagues que même moi j'ai préféré oublier, ponctuées d'un petit rire solitaire destiné à entraîner les autres, vainement.

Y a des jours, donc, où j'ai un peu l'impression d'être comme lui:




























D'ailleurs, ça colle bien avec Da Vinci Code.

samedi, mai 20, 2006

Les Radios libres





Sans aucun rapport, j'ai aujourd'hui fait l'acquisition des deux derniers Mankell de la série des Kurt Wallander qui me manquaient, à savoir "la Cinquième femme" et "Les morts de la Saint-Jean". Je suis donc de bonne humeur, je souris à la vie, et même, oserais-je dire, il fait soleil dans mon âme. J'irradie d'accomplissement et de joie.

En gros, si vous avez des saloperies à me dire, profitez.

Dijon comprendra

Super blague hier soir:

Marko, qui dit à Nicolas: "Allez, viens, on va boire entre hommes!"


Edit: Emilie ayant dit que j'étais cruel, je me permets tout de même de rappeler que Marko est le genre de gros con que l'on peut détester en toute impunité. Na.

jeudi, mai 18, 2006

Le syndrome du grand voyageur

Comme tout grand voyageur, de ceux qui font Varsovie-Prague-Dijon-bientôt Paris en peu de temps, sans trouver le repos, et sans souci de confort, il arrive souvent à Petře des petits bobos de routine. Des incidents de parcours, pas bien grave, mais qui pourrissent bien la vie. Vous avez déjà entendu parler de ses pieds dignes du plus pur des martyrs à Prague, lors de longs pélerinages avec son cousin, vous connaissez aussi le lamentable vol de son lecteur mp3 qui lui manque terriblement, et bien après une nuit des plus difficiles dans un car eurolines, Petře souffre du nerf sciatique, oui, celui-là même qui passe par le dos dans le bassin, et qui fait drôlement mal quand on passe de la position assise à la position debout, et quand on met un pied devant l'autre, c'est à dire quand on marche. En effet, même si peu de gens avaient choisi ce mercredi 17 mai pour aller de Prague à Dijon en eurolines, et que notre ami le héros jouissait de deux places rien que pour lui, rien n'y fit. Il avait oublié chez lui le merveilleux présent offert par sa soeur en août, ce coussin tout confortable pour voyageur fourbu. Passant de position en position, les pieds par terre, puis les genoux calés contre le dossier de devant, puis un calé, l'autre à terre, puis vers la fenêtre, puis vers le couloir, le héros trouva enfin le sommeil vers 1h42 du matin, c'est à dire 5 minutes avant la pause de Baden-Baden.
Arrivé à 6h à Dijon, le héros arrivait, fatigué mais heureux, au domicile de sa promise, et sombrait, dans les bras d'icelle.

Las! Lorsqu'il se réveilla, à 10h, tout bloqué il était. Le moindre mouvement déclenchait chez lui comme l'impression que quelqu'un prenait un malin plaisir à le pincer dans le dos très fort, pile à l'endroit où ça ne peut pas être plus désagréable.

Depuis lors, le héros montre une image piteuse de lui, criant "Oulahoulahoulah" lorsqu'il se lève sa chaise", et grimaçant, une main sur le bassin, quand il marche. Nul remède à ce terrible malheur qui frappe le destin de l'aventurier invétéré, si ce n'est des ibuprofen et du repos.


Du repos. Chouette, ça faisait longtemps...